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En fait, quand j'ai pensé en premier lieu aux aéroports, c'est toujours avec en tête la relation qu'ils ont avec le territoire avec lequel ils sont liés. J'y ai pensé comme l'archétype du méga-seuil, aux mouvements et à toutes les directions possibles proposées, comme un ensemble de choix attendant d’être activés.

J'y suis d'abord rentrée comme une infiltrée, à faire des captations sonores sans aucune intention de départ précis en dehors du chemin de retour vers mon appartement une fois mes enregistrements terminés. J'ai ensuite rejoué l'attente, et je suis restée dans trois aéroports aux ambiances singulières, à des époques rapprochées mais éloignées de plusieurs mois qui eux aussi, à l'époque (en 2019-2020 ) ont fait la différence.

Il y a quelque chose d'absurde dans l'immobilité de ces lieux en comparaison avec ce qu'ils représentent. Les foules s'enchainent les unes après les autres, sans aucune précipitation dramatique. Les personnes restent des heures sans jamais se rencontrer.

 
Airport Session, performance, Zaventem airport, Bruxelles, 21 mn, 15/05/2020.
Actually, when I first thought about airports, it was always with the relationship they have with the connected territory in mind. I thought of them as the archetype of the mega-threshold, with movements and all possible directions waiting to be activated.

I first entered as an outsider, making sound recordings without any specific intention other than the way back to my apartment once my recordings were finished. I then replayed the waiting, staying in three airports with distinct atmospheres, at closely related but distant times, which, at the time (in 2019-2020), made a difference.

There's something absurd in the immobility of these places compared to what they represent. Crowds follow one another without any dramatic rush. People linger for hours without ever meeting.


 
Airport Session, performance, Zaventem airport, Bruxelles, 21 mn, 15/05/2020.
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